Mariah Carey – Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse (chronique)

Mariah Carey – Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse (chronique)

Comme je le disais hier, Mariah Carey est finalement revenue il y a quelques jours avec Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse, son 14ème et surprenant opus. Découvrez la chronique de Raphael Saadiq and soul.

Me. I Am Mariah Carey : le voyage musical

Disque de Mariah Carey oblige, intéressons-nous d’abord à sa voix. Évidemment elle n’est plus aussi clean qu’il y a 10 ou 15 ans. Évidemment. Comme tous chanteurs, et de surcroît après autant d’années de carrière, Mariah Carey n’est pas l’exception qui confirme la règle : sa voix change et n’est plus aussi flexible qu’avant.

De ce fait, sur certains titres, les retouches (Auto-Tune) omniprésentes sont parfois dérangeantes (sur One More Try, la reprise de George Michael, par exemple, on a parfois l’impression d’entendre un robot chanter), mais sur la plupart d’entre eux, on retrouve bel et bien la voix chaude et sucrée de l’artiste ainsi que ses fameux « whistles ». De plus, les productions sont hyper efficaces, les mélodies sont accrocheuses et les collaborations sont judicieuses et rafraîchissantes.

Là où Memoirs of an Imperfect Angel pouvait sonner trop homogène et lourd, et là où E=MC² était trop décousu et manquait de profondeur et de charme, Me. I am Mariah est, comme promis par la chanteuse, un joli « voyage musical ». Chaque piste est unique et nous emmène dans un genre musical différent.

Mariah Carey - Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse album Deluxe
Pochette de l’édition Deluxe

Me. I Am Mariah Carey : la nostalgie moderne

Sur cet opus, Mariah Carey reprend de manière intelligente et fine les différents codes qui ont fait son succès entre 1990 et 2014, tout en apportant une touche moderne et actuelle. Dedicated fait revivre l’urbain de Rainbow/Butterfly voire le son plus adulte de Memoirs, You Don’t Know What To Do semble tout droit sortir de Glitter, tandis que Camouflage, Heavenly [No Ways Tired / Can’t Give Up Now], Cry. sont extraits de la compil’ officielle des plus belles ballades de Mariah.

Mais Me. I Am Mariah n’est pas qu’un « pot-pourri » de ce que la chanteuse a déjà fait pendant tant d’années, Me. I Am Mariah est aussi très ancré dans son époque, très actuel. Sur Faded, Thirsty ou le catchy Money ($ * / …), elle a notamment fait appel aux gros producteurs Hip-Hop du moment, à savoir Hit Boy et Mike Will Made-It. ( Boss noooow, you’re trying to be a boss noooow♪)

La plus grosse surprise de l’opus reste néanmoins Meteorite. Véritable OVNI, ce titre aux allures disco-dance et à la mélodie imparable est d’abord déroutant, puis… tubesque. Enfin, sur Make It Look Good, l’harmonica de Stevie Wonder fait revivre la Motown et apparaît d’ores et déjà comme un classique de la discographie de la chanteuse.

Le mot de la fin

Finalement, alors que le pari était loin d’être gagné pour Mariah Carey, avec Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse, elle nous montre tout simplement qu’elle fait toujours partie des meilleur(e)s de la scène mainstream actuelle. Non pas en termes de marketing (c’est désastreux à ce niveau-là : promotion, visuels, timing), mais en termes de qualité de travail.

Bien sûr, quelques pistes sont plus faibles (Supernatural – bon, elle s’est faite un kiffe perso en faisant participer ses enfants, prenons-le comme tel) voire anecdotiques (You’re Mine), et un WTF s’impose lorsque l’on voit les titres qui composent l’édition Deluxe (des remixes datant du précédent album), mais l’ensemble reste très cohérent et solide. En somme, du très bon Mariah Carey.

 

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